Ubisoft a annoncé un projet de rupture conventionnelle collective visant à supprimer jusqu’à 200 postes au siège de Saint-Mandé, soit près de 5 % de ses effectifs français. Cette mesure inédite pour l’éditeur s’inscrit dans un plan de relance et d’économies drastiques, alors que le cours de l’action a perdu 95 % de sa valeur en cinq ans. Le dispositif concerne uniquement les salariés en CDI du siège, qui compte 1 100 personnes, et prévoit des indemnités négociées ainsi que le maintien des droits au chômage pour les volontaires.
La direction précise qu’aucune décision ne sera définitive avant l’accord collectif avec les syndicats et la validation des autorités françaises. Cette annonce suscite déjà la colère des représentants du personnel, certains dénonçant l’impact des « choix stratégiques » de la direction sur les salariés.

Cinq « maisons »
Parallèlement aux suppressions de postes, Ubisoft réorganise son siège autour de cinq « maisons de créations » spécialisées, l’autre moitié des studios assurant un rôle de soutien. Les équipes technologiques, marketing et de production seront mutualisées, le siège se recentrant sur un rôle de support. L’objectif financier est de réaliser au moins 200 millions d’euros d’économies supplémentaires sur deux ans, après 300 millions déjà économisés depuis 2023.
Cette annonce intervient dans un contexte critique pour Ubisoft, frappé par des lancements de jeux décevants et des fermetures de studios à l’étranger. Les entités françaises, jusqu’ici préservées, pourraient subir un climat social tendu, tandis que le titre en Bourse chute à 4,5 euros, après avoir atteint 85 euros en janvier 2021.






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