Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a clairement placé les VPN dans son viseur. Lors d’une interview accordée à Franceinfo, elle a affirmé que ce sujet figurait parmi ses prochaines priorités, en réaction à l’adoption par l’Assemblée nationale de l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.
Les VPN permettent de masquer sa localisation et de simuler une connexion depuis un autre pays, offrant ainsi un moyen simple de contourner certaines législations françaises. C’est notamment le cas pour l’accès aux sites pornographiques, désormais soumis à une vérification d’âge, mais aussi pour les réseaux sociaux, que les mineurs pourraient continuer à utiliser malgré l’interdiction en vigueur.

Utilisation peu probable
La ministre reconnaît l’existence de ces outils et ne se dit pas naïve sur leur usage. Elle estime toutefois que la loi permettrait déjà de protéger une large majorité d’enfants, rappelant que l’âge moyen de création d’un premier compte sur un réseau social est de 8 ans et demi. Selon elle, à cet âge, l’utilisation d’un VPN reste peu probable sans l’aide d’un adulte.
Les intentions du gouvernement restent néanmoins floues. Une éventuelle restriction ou régulation des VPN aurait des conséquences bien au-delà des mineurs et toucherait aussi les adultes, ce qui pourrait susciter de vives réactions. L’Arcom avait d’ailleurs déjà évoqué ce sujet il y a quelques mois, dans le cadre de la lutte contre l’accès non contrôlé aux sites pornographiques.






Laisser un commentaire