Nintendo a remporté une nouvelle victoire judiciaire face au piratage. Le moddeur américain Ryan Daly, fondateur de Modded Hardware, a été condamné à verser 2 millions de dollars de dommages et intérêts pour avoir commercialisé des consoles Switch modifiées, des jeux piratés et des dispositifs comme le MIG Switch, permettant de contourner les protections de la console.
L’affaire remonte à juillet 2024, lorsque Nintendo avait saisi la justice après avoir constaté la poursuite de ces activités malgré un avertissement officiel. Daly a choisi de se défendre seul, sans avocat, une décision qui n’a pas joué en sa faveur.

« Préjudice significatif et irréparable »
Le tribunal a finalement donné raison à Nintendo, soulignant le « préjudice significatif et irréparable » causé à l’entreprise. En plus de l’amende, une injunction permanente lui interdit désormais toute activité liée au piratage.
Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de Nintendo, qui multiplie les actions judiciaires pour protéger sa propriété intellectuelle. Ces dernières années, la firme japonaise a déjà obtenu gain de cause dans plusieurs affaires : en 2022, Gary Bowser avait été condamné à 14,5 millions de dollars et à une peine de prison, tandis qu’en mars 2024, un accord avait mis fin au litige avec les créateurs de l’émulateur Yuzu, pour 2,4 millions de dollars.
Le cas de Ryan Daly illustre une nouvelle fois la détermination de Nintendo à lutter sans compromis contre le piratage et à dissuader toute tentative de mise en péril de son écosystème.






Laisser un commentaire