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Albert, l’IA de l’État français, ne sera pas généralisée après des ratés

La Direction interministérielle du numérique a décidé de ne pas déployer l’outil d’intelligence artificielle Albert au sein du réseau France Services dans sa forme actuelle. Cette décision fait suite à une phase d’expérimentation jugée insatisfaisante, marquée par des problèmes techniques récurrents et des réponses parfois erronées, signalées notamment par les organisations syndicales. L’administration espérait pourtant pouvoir s’appuyer sur cette solution dès 2025 afin d’aider les citoyens dans leurs démarches administratives du quotidien.

Testé par des conseillers dans 48 structures France Services, Albert devait s’appuyer sur une base de connaissances certifiée pour fournir des réponses fiables et sourcées. Dans les faits, les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes, remettant en cause la confiance que pouvaient accorder les agents à l’outil.

Albert, l’IA de l’État français, ne sera pas généralisée après des ratés

Des limites

Face à ces limites, la Dinum a donc choisi de ne pas généraliser la solution en l’état, tout en précisant que cet échec ne représente qu’une part marginale du budget annuel de 1,2 million d’euros consacré à l’IA depuis 2024.

Pour autant, l’abandon de cette version ne signifie pas la fin du projet. La Dinum travaille déjà sur le développement d’un nouvel assistant spécifiquement pensé pour les besoins des maisons France Services. Par ailleurs, Albert continue d’exister sous la forme d’une interface technique reliant les services publics à différents modèles de langage, notamment ceux de la société française Mistral.

Dans cette logique, le projet « Albert Conversation » a évolué pour devenir « Assistant IA », une solution plus robuste actuellement testée par 10 000 agents publics jusqu’en juin 2026. L’objectif est de proposer des usages sécurisés, respectueux des données, et adaptés aux réalités de l’administration, comme l’aide aux procédures judiciaires ou le soutien aux enseignants-chercheurs. Un bilan décisif est attendu à l’été 2026 pour évaluer la pertinence et le coût d’une éventuelle généralisation.

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