Les députés français ont adopté ce lundi à l’Assemblée nationale l’article central d’une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Porté par Laure Miller (Ensemble pour la République), le texte a été validé par 116 voix contre 23, marquant un tournant dans la protection numérique des jeunes.
Si le parcours législatif se poursuit sans obstacle, la France deviendra le deuxième pays au monde à imposer une telle restriction, après l’Australie qui a fixé l’âge minimum à 16 ans. Le Sénat débattra du texte à la mi-février, et l’entrée en vigueur pourrait intervenir dès le 1er septembre 2026.

Soutien direct de Macron
L’initiative bénéficie du soutien direct d’Emmanuel Macron, qui a dénoncé le modèle économique des géants du Web et la manipulation des émotions des enfants et adolescents, qu’il s’agisse de plateformes américaines ou d’algorithmes étrangers. Laure Miller a souligné l’urgence de la mesure, citant des contenus violents et choquants accessibles en quelques clics, ainsi que des cas tragiques d’adolescentes ayant mis fin à leurs jours après avoir été exposées à ces vidéos.
L’opposition pointe toutefois les limites techniques de l’interdiction. Louis Boyard (LFI) a rappelé que les jeunes pourraient contourner facilement la loi via des VPN ou d’autres méthodes, et que le texte manque d’un plan d’éducation numérique et de prévention. Malgré ces critiques, le consensus parlementaire demeure large autour de la protection des moins de 15 ans sur les réseaux sociaux.






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