La Commission européenne durcit sa position face à la domination de Google dans l’intelligence artificielle. Elle a ouvert deux procédures au titre du Digital Markets Act pour contrer le monopole du géant américain et favoriser la concurrence face à Gemini, l’IA de Google. L’objectif est de contraindre l’entreprise à partager ses ressources critiques, tant sur Android que sur son moteur de recherche.
La première exigence concerne Android. Bruxelles soupçonne Google de réserver certaines capacités matérielles et logicielles, comme le micro, la caméra ou la puce neuronale, à ses propres services d’IA. Dorénavant, des acteurs tiers comme OpenAI, Anthropic ou Mistral devront bénéficier du même accès que Gemini, afin que ce dernier ne conserve aucun avantage technique sur les centaines de millions de smartphones Android.

Domination du moteur de recherche
Le second volet touche les données. L’UE estime que la domination du moteur de recherche empêche les concurrents de disposer des informations nécessaires à l’entraînement de leurs algorithmes. Google devra désormais partager, de manière anonymisée, les données de requêtes, de clics et de vues avec d’autres moteurs de recherche et développeurs de chatbots IA, offrant ainsi aux rivaux les ressources indispensables pour rivaliser.
Google dispose de six mois pour se conformer et proposer des solutions techniques sécurisées. Un premier verdict intermédiaire est attendu dans trois mois. En cas de refus, l’entreprise s’expose à des amendes pouvant atteindre 10 % de son chiffre d’affaires mondial. La firme met en avant les risques pour la sécurité et la vie privée, mais le DMA s’attaque désormais directement à Android, jusqu’ici relativement épargné.






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