Google a conclu un nouvel accord à l’amiable de 135 millions de dollars afin de mettre un terme à une action collective lancée par des utilisateurs Android aux États-Unis. La procédure accusait l’entreprise d’avoir collecté des données cellulaires sans accord explicite, y compris lorsque les applications étaient fermées ou que les options de localisation avaient été désactivées.
Les plaignants estiment que ces pratiques remontent à novembre 2017 et concernent des smartphones achetés via des opérateurs mobiles. Les informations collectées auraient été utilisées à des fins internes, notamment pour améliorer les produits et alimenter certaines activités marketing. En droit américain, ce type de comportement peut être assimilé à une « conversion », une notion juridique proche de l’appropriation non autorisée d’un bien appartenant à autrui.

100 dollars par utilisateur
L’accord a été déposé devant un tribunal fédéral de San José et doit encore être validé par un juge. S’il est approuvé, les utilisateurs concernés pourraient recevoir une indemnisation pouvant aller jusqu’à 100 dollars. Google continue de contester toute violation de la loi, mais accepte néanmoins d’apporter plusieurs changements à Android.
L’entreprise promet notamment une meilleure transparence lors de la configuration initiale des appareils, ainsi qu’une option plus lisible pour désactiver la transmission de données mobiles. Les conditions d’utilisation seront également mises à jour pour mieux expliquer la nature des données collectées.
Ce règlement intervient quelques jours seulement après un autre accord financier lié à la collecte audio involontaire via Google Assistant. Sans reconnaître de faute, Google illustre une nouvelle fois la pression croissante exercée sur les géants du numérique en matière de protection de la vie privée.






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